Le site internet Tchadanthropus publie en exclusivité les documents saisis chez Moussa Tao Mahamat et sur lesquels sont mentionnés les noms des personnes soupçonnées de faire partie du soi-disant groupuscule qui aurait conspiré contre le régime.

Si les noms de Weidding Assi Assoué, Saleh Macky, Khalil Alyo, Mahamat Malloum Kadre, Ngomine Béadmaji et Amadou Ahidjo Ngaro figurent effectivement sur cette liste, on n’y relève en revanche ni  le nom de Routouang Yoma Golom, ni celui de Gali Ngoté Gatta moins encore celui de Saleh Kebzabo.

D’autres personnalités comme Brahim Malloum, Annour Ibet, Mahamat Taher Kherallah, Bourkou Louise sont citées sur la fameuse liste sans qu’il soit possible à l’heure actuelle de déterminer si elles ont été interpellées ou non, sachant sans doute que certains d’entre eux, comme Bourkou Louise par exemple, vivent à l’étranger.

En outre, bien que la liste soit manuscrite, on ne relève aucune signature (écriture) des personnes dont les noms y figurent. La question se pose donc de savoir s’il est légal d’inculper une personne sur la base d’un simple document sur lequel figure son nom sans autre précision de sa participation à la commission de l’infraction dont elle aurait été l’auteur ou le complice ?

Au final, les éléments à charge brandis par le procureur étant tellement minces, voire inexistants, les arguties sur le complot et la conspiration ne tiennent plus. Les personnes incarcérées doivent être remises en liberté immédiatement si le Tchad est une vraie « démocratie » comme le crie haut et fort Idriss Déby Itno.

© Tchadoscopie

Voir les fameux documents permettant la traque des citoyens tchadiens

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